Je suis sociologue, actuellement maître de conférences à l’université de Lille, rattaché à l’équipe « Cultures et sociétés urbaines » du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (Cresppa, UMR 7217), et associé à l’unité « Migrations internationales et minorités » (UR08) de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Je suis par ailleurs co-directeur de publication de la revue en ligne Contretemps, et j’anime un podcast consacré aux questions des extrêmes droites (en France et au-delà), du fascisme (historique et contemporain) et de l’antifascisme, intitulé « Minuit dans le siècle », sur la plateforme Spectre.
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Mes recherches ont porté en particulier sur la formation des inégalités (de classe, de genre et de race), sur les trajectoires scolaires et socioprofessionnelles des jeunes appartenant aux classes populaires, sur les transformations contemporaines du système d’enseignement, mais également sur les mécanismes de disqualification des classes populaires et les résistances qu’ils suscitent.
Sur ces questions, j’ai soutenu une thèse en sociologie – sous la direction d’Alain Chenu – à l’Institut d’études politiques de Paris (2010), école dont je suis par ailleurs diplômé (2005), et publié le livre La domination scolaire. Sociologie de l’enseignement professionnel et de son public (Presses Universitaires de France, 2012).
J’ai réorienté récemment mes travaux vers l’étude des inégalités ethno-raciales sur le marché du travail et les trajectoires des immigré·es et descendant·es d’immigré·es dans la société française, dans le sens notamment d’une analyse des logiques de racialisation et avec l’objectif d’une meilleure compréhension du rôle que joue le racisme dans la structure sociale française.
Dans le cadre de ces recherches, un article co-écrit avec Mathieu Ichou est paru récemment dans la Revue française de sociologie sur les inégalités ethno-raciales de salaire. D’autres articles sont en cours de rédaction.
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Je travaille en outre sur la dynamique néofasciste, en particulier sous l’angle de l’analyse des effets politiques des contre-réformes néolibérales, du processus de durcissement autoritaire des États capitalistes, de l’aiguisement des nationalismes sous l’effet de l’intensification du racisme (en particulier de l’islamophobie), des théories du fascisme, et de la sociologie de l’extrême droite contemporaine.
J’ai fait paraître sur ces questions un livre à l’automne 2018 aux éditions la Découverte, qui s’intitule La Possibilité du fascisme. Ce livre paraît le 15 mai 2025 dans une nouvelle édition, complètement remaniée et largement augmentée, sous le titre : Comment le fascisme gagne la France (à nouveau aux éditions La Découverte). Ce livre paraîtra en anglais le 26 août 2025 sous le titre Why Fascism is on the rise. From Macron to Le Pen, aux éditions Verso.
J’ai aussi publié sur ces questions trois ouvrages d’intervention : Face à la menace fasciste. Sortir de l’autoritarisme (avec Ludivine Bantigny, aux éditions Textuel en 2021) ; Défaire le racisme, affronter le fascisme (avec Omar Slaouti, aux éditions La Dispute, en 2022), et La Nouvelle Internationale fasciste (aux éditions Textuel, en 2022 également) ; ainsi que de nombreux articles.
Plus récemment, j’ai coordonné le livre de l’Institut La Boétie intitulé : Extrême droite, la résistible ascension (éditions Amsterdam), paru en septembre 2024.
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J’ai traduit le livre Class Counts d’Erik Olin Wright, grand sociologue états-unien spécialiste des classes sociales. La traduction est parue en janvier 2024 aux éditions Amsterdam, sous le titre Pourquoi la classe compte, dans la collection « Lignes rouges » que je co-anime avec Isabelle Garo, Stathis Kouvélakis et Laurent Lévy.
J’ai également contribué il y a quelques années à la traduction du livre de Michael Burawoy Conversations avec Bourdieu (ainsi qu’à l’introduction de l’ouvrage), publié aux éditions Amsterdam en 2019. J’ai par ailleurs traduit de nombreux textes de l’anglais et du portugais.
J’ai également publié – à l’occasion du cinquantenaire du soulèvement militaire qui fit tomber la dictature salazariste au Portugal et ouvrit une séquence de bouleversement social et politique – un livre d’introduction à l’histoire de la révolution portugaise (1974-1975) pour les Éditions sociales.
Enfin, j’ai été membre du collectif Acides (Approches Critiques et Interdisciplinaires des Dynamiques de l’Enseignement Supérieur), qui a travaillé sur les logiques et les effets des politiques néolibérales imposées à l’enseignement supérieur. Formé d’économistes et de sociologues, ce collectif a notamment publié un livre aux éditions Raisons d’agir intitulé Arrêtons les frais. Pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur, dont on pourra lire l’introduction ici.
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Photo : Raphaël Schneider (Hors-série).
